"L'éducation ne consiste pas à gaver mais à donner faim."
Michel Tardy, sociologue

mardi 15 février 2011

LA BELLE ET LA BÊTE de Jean Cocteau, 1946

Paroles et mise en scène par Jean Cocteau
D'après un conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont (1757)
La belle : Josette Day
La bête, Avenant, le prince : Jean Marais
Le père : Marcel André
Félicie : Mila Parely
Adelaïde : Nane Germon
Ludovic : Michel Auclair

  "Ma méthode est simple : ne pas me mêler de poésie. Elle doit venir d'elle-même." écrivait Jean Cocteau à propos du film. Des mots qui s'appliquent tout aussi bien à l'art de Jean-Denis Malclès, peintre et décorateur de théâtre, dont Jean Anouilh disait qu'il "donne vie à nos rêves". Sélectionné pour le festival de Cannes de 1946, le film a obtenu le prix Louis Delluc.



Cocteau écrit sur un tableau noir qu’il efface ensuite :


« L’enfance croit ce qu’on lui raconte et ne le met pas en doute. Elle croit qu’une rose qu’on
cueille peut attirer des drames dans une famille. Elle croit que les mains d’une bête humaine
qui tue se mettent à fumer et que cette bête en a honte lorsqu’une jeune fille habite sa maison.
Elle croit mille autres choses bien naïves.
C’est un peu de cette naïveté que je vous demande et, pour nous porter chance à tous, laissez-
moi vous dire quatre mots magiques, véritable « sésame ouvre-toi » de l’enfance : IL ETAIT
UNE FOIS… » 

Pour voir le film dans son intégralité, il suffit à la fin de chaque séquence de cliquer sur le chiffre de la suivante, il y a 9 séquences  qui sont à enchainer (1/9 - 2/9 - 3/9 - 4/9 - 4/9 - 4/9 - 6/9 - 7/9 - 8/9 - 9/9).
(Le sous-titrage est en anglais mais cela ne gène pas trop pour la compréhension du film).