"L'éducation ne consiste pas à gaver mais à donner faim."
Michel Tardy, sociologue

lundi 8 novembre 2010

séquence 2 séance 3 : synthèse.

 Je retiens :

Une phrase commence par une majuscule et se termine par un signe de ponctuation fort (. ?!). Elle a une unité de sens.
I) PHRASE VERBALE – PHRASE NON-VERBALE.

a) Les phrases verbales sont les plus nombreuses.

Elles s’organisent autour d' un ou plusieurs verbes conjugués.
Un groupe de mots construit autour d’un verbe conjugué s’appelle une proposition.

Astuce : pour trouver combien de propositions compte une phrase verbale, on utilise la formule :
« un verbe conjugué = une proposition »
Ex : Marcel n’a pas ses repères au collège et regrette son ancienne école.
Deux verbes conjugués = deux propositions.

b) Les phrases non-verbales ne possèdent pas de verbe conjugué.

Ce sont :
        • des interjections : ah ! oh !
        • des phrases nominales : Rentrée des classes ce matin
        • les mots-phrases : oui. Non. Merci. Peut-être.
        • Les onomatopées qui reproduisent un bruit : Clac! Boum!
        • Les apostrohes par lesquelles on s'adresse à quelqu'un : Monsieur!
II) PHRASE SIMPLE – PHRASE COMPLEXE.

a) La phrase simple.

La phrase simple est constituée d’une seule proposition appelée alors proposition indépendante.
Ex : Marcel n’avait plus sa classe ni son pupitre.

b) La phrase complexe.

Elle est constituée de plusieurs propositions construites autour de plusieurs verbes conjugués.

Ces propositions peuvent être :
  • juxtaposées : c’est à dire séparées par une virgule, un point virgule ou deux points. ( , ; : )
Ex : Les pions faisaient l’étude, dirigeaient les mouvements.

  • Coordonnées : c’est à dire reliées par une conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car ) ou un adverbe de liaison (puis, ensuite, cependant ...)
Ex : Marcel change de classe et il n’a pas son pupitre personnel.

  • Subordonnées : c’est à dire reliées à une proposition , appelée proposition principale, par un mot subordonnant.
  • La proposition subordonnée ne fonctionne jamais seule !
Ex : Marcel a plusieurs professeurs qui ne sont pas seulement les siens.

séquence 2 séance 3 exercices

Exercices sur le manuel :
Page 260 n°4 - 5 - 6
Page 261 n° 3 -4 - 5
Page 273 n° 7 - 8 - 10

séquence 2 séance 3 : La phrase

OBJECTIF : Langue
- phrase verbale – non verbale
- phrase simple – phrase complexe

Support : Texte 1 - Le Temps des secrets, Marcel Pagnol

Activité :

A) Les phrases verbales et les phrases non verbales. (manuel page 260)

1) Relire le 2ème paragraphe du texte 1
2) Délimiter chaque phrase et donner la définition générale de la phrase.Dans le 2ème paragraphe, il y a 2 phrases. Chaque phrase commence par une MAJUSCULE et se termine par un point (.) On peut trouver à la fin d'une phrase des signes de ponctuation forts tels que le point d'interrogation (?) et le point d'exclamation (!)
3) Autour de quel outil grammatical s’organise ces phrases ? Elle s'organise autour du verbe conjugué.

4) La phrase comporte –t-elle toujours un verbe ? Donner des exemples de phrases non-verbales.
=> interjections = ah ! oh ! stop ! ; les mots phrases = oui, non merci ; la phrase nominale = victoire des bleus ; pelouse interdite…

La phrase verbale comporte un ou plusieurs verbes conjugués. Le groupe de mots construit autour d'un verbe conjugué est appelé PROPOSITION. La phrase non verbale ne possède pas de verbe conjugué.

B) les phrases simples et les phrases complexes. (manuel pages 261, 272, 273)

1) Souligne tous les verbes conjugués du 2ème paragraphe et déduis-en le nombre de propositions dans chaque phrase.
- phrase 1 = 3 verbes conjugués donc 3 propositions - phrase 2 = 1 verbe conjugué donc 1 proposition.

2) Quelle est la particularité de la 2nde phrase par rapport à la première ?
=> Phrase 2 : elle ne comporte qu’un seul verbe conjugué, c’est une phrase simple appelée proposition indépendante.
=> La phrase 1 comporte plusieurs verbes conjugués (3), c’est une phrase complexe.Elle possède 3 propositions.

3) Faire le même travail de structure en propositions sur le 3ème paragraphe : combien relève-t-on de phrases ? de propositions dans chaque phrase ?
=> il y a 2 phrases.
=> la 1ère phrase est une phrase simple ; la seconde contient 5 propositions (on compte 5 verbes conjugués)

4 ) Dans la 2nde phrase, relever l’outil grammatical qui permet de faire le lien entre les différentes propositions d’une même phrase.
- prop 1/ 2 : juxtaposition (,) + coordination (et)
- prop 2/ 3 : juxtaposition (,) + coordination (car)
- prop 3/ 4 : juxtaposition (,) + subordination (dont)
- Prop 4/ 5 :juxtaposition (,) + subordination(qui)

dimanche 24 octobre 2010

Séquence 2 -Séance 2 : Apprendre à lire une image (La photographie, l’image animée, picturale, la bande dessinée)

1. Pour analyser une image, on commence par présenter le sujet :

Origine et destination de l’image (magazine, affiche, illustration...), c'est le signalement.

  • Qui est l'auteur du message ? (si nécessaire, rappelez brièvement sa biographie.)
  • Titre, date et circonstances de création, objectif du message. (si on les connaît)
  • Données techniques : genre (photo, dessin, gravure,...), support, dimensions.
  • Approche globale : exprimez vos premières réactions.
2. Le champ, le cadre, la case
A)Le champ
Le champ, délimité par le cadre, ou la case (ou vignette) en BD, c'est ce qui se trouve dans l’image, ce que l'on voit.
Situé en face de ce champ, il y a le contre-champ: c'est ce qui n'est pas montré, ce qui se trouve en dehors du cadre de l'image. On le devine, ou il est parfois donné à voir à l’aide d’une surface réfléchissante.
B) Le hors-champ
Le hors-champ est ce qui ne figure pas dans le cadre mais que le spectateur peut imaginer
C) L’axe de prise de vue
Laxe de prise de vue désigne le point d’où est vu le champ: Plutôt que de le placer toujours à la même hauteur, on peut utiliser

la plongée: le paysage ou le personnage est vu d’en haut, ce qui le place dans une position peu avantageuse:









En contre-plongée: il est vu d’en bas, ce qui est souvent la marque d’une position dominante:
D) Le cadrage
On étudie également le cadrage de l’image qui élargit ou rétrécie le champ :
On distingue, du plus éloigné au plus proche du sujet,



le plan d’ensemble qui présente le cadre où évoluent des personnages :








le plan moyen où les personnages sont encore en entier :








le plan américain où les personnages sont coupés au niveau du bassin:








le plan rapproché, dit plan poitrine, où les personnages sont coupés au niveau de la poitrine :






le gros plan :


 et le très gros plan qui insistent sur un détail:


3. La composition et l’organisation dans l’image
A) La profondeur de champ
A l’intérieur de l’image : on étudie la profondeur de champ créée par les différents plans présents dans l’image :
la présence d’un premier plan, ce qui est le plus près du spectateur,
d’un second plan,
et d’un arrière-plan, ce qui est au fond de l’image, produisent des effets de profondeur et de perspective.

B) Les lignes de force
On peut étudier les lignes de force qui traversent l’image de façon plus où moins visibles, horizontales, verticales, obliques ou courbes.

4. Le sens de l’image
L’image comme discours
En tant que discours, l’image raconte (planche de BD), décrit, (photographie), argumente (dessin de presse), explique (image scientifique…), avec les tonalités, les registres, les effets qu’on observe dans les textes.

samedi 23 octobre 2010

Champagne Jacques Higelin

La nuit promet d'être belle 
Car voici qu'au fond du ciel
Apparaît la lune rousse.
Saisi d'une sainte frousse,
Tout le commun des mortels
Croit voir le diable à ses trousses.

Valets volages et vulgaires, ouvrez mon sarcophage
Et vous, pages pervers, courrez au cimetière.
Prévenez de ma part mes amis nécrophages
Que ce soir, nous sommes attendus dans les marécages.

Voici mon message :
Cauchemars, fantômes et squelettes, laissez flotter vos idées noires
Près de la mare aux oubliettes, tenue du suaire obligatoire.
Lutins, lucioles, feux-follets, elfes, faunes et farfadets
Effraient mes grands carnassiers.
Une muse un peu dodue me dit d'un air entendu : " Vous auriez pu vous raser. "
Comme je lui fais remarquer deux-trois pendus attablés
Qui sont venus sans cravate,
Elle me lance un œil hagard et vomit sans crier gare quelques vipères écarlates.

Vampires éblouis par de lubriques vestales,
Égéries insatiables chevauchant des Walkyries,
Infernal appétit de frénésie bacchanales
Qui charment nos âmes envahies par la mélancolie,
Satyres joufflus, boucs émissaires, gargouilles émues, fières gorgones,
Laissez ma couronne aux sorcières et mes chimères à la licorne.

Soudain les arbres frissonnent
Car Lucifer en personne
Fait une courte apparition,
L'air tellement accablé
Qu'on lui donnerait volontiers
Le Bon Dieu sans confession,

S'il ne laissait, malicieux,
Courir le bout de sa queue
Devant ses yeux maléfiques
Et ne se dressait d'un bond
Dans un concert de jurons,
Disant d'un ton pathétique
Que les damnés obscènes
Cyniques et corrompus
Fassent griefs de leur peines
À ceux qu'ils ont élus,
Car devant tant de problèmes
Et de malentendus
Les dieux et les diables
En sont venus à douter d'eux-mêmes
(Dédain suprême).

Mais, déjà, le ciel blanchit.
Esprits, je vous remercie
De m'avoir si bien reçu.
Cocher, lugubre et bossu,
déposez-moi au manoir
Et lâchez ce crucifix
Décrochez-moi ces gousses d'ail
Qui déshonorent mon portail
Et me chercher sans retard,
l'ami qui soigne et guérit
la folie qui m'accompagne
Et jamais ne m'a trahi :
Champagne...



Pour écouter la chanson c'est ici :

Pour voir un clip animé sur la chanson de Jacques Higelin c'est ici :  CHAMPAGNE