"L'éducation ne consiste pas à gaver mais à donner faim."
Michel Tardy, sociologue

dimanche 24 octobre 2010

Séquence 2 -Séance 2 : Apprendre à lire une image (La photographie, l’image animée, picturale, la bande dessinée)

1. Pour analyser une image, on commence par présenter le sujet :

Origine et destination de l’image (magazine, affiche, illustration...), c'est le signalement.

  • Qui est l'auteur du message ? (si nécessaire, rappelez brièvement sa biographie.)
  • Titre, date et circonstances de création, objectif du message. (si on les connaît)
  • Données techniques : genre (photo, dessin, gravure,...), support, dimensions.
  • Approche globale : exprimez vos premières réactions.
2. Le champ, le cadre, la case
A)Le champ
Le champ, délimité par le cadre, ou la case (ou vignette) en BD, c'est ce qui se trouve dans l’image, ce que l'on voit.
Situé en face de ce champ, il y a le contre-champ: c'est ce qui n'est pas montré, ce qui se trouve en dehors du cadre de l'image. On le devine, ou il est parfois donné à voir à l’aide d’une surface réfléchissante.
B) Le hors-champ
Le hors-champ est ce qui ne figure pas dans le cadre mais que le spectateur peut imaginer
C) L’axe de prise de vue
Laxe de prise de vue désigne le point d’où est vu le champ: Plutôt que de le placer toujours à la même hauteur, on peut utiliser

la plongée: le paysage ou le personnage est vu d’en haut, ce qui le place dans une position peu avantageuse:









En contre-plongée: il est vu d’en bas, ce qui est souvent la marque d’une position dominante:
D) Le cadrage
On étudie également le cadrage de l’image qui élargit ou rétrécie le champ :
On distingue, du plus éloigné au plus proche du sujet,



le plan d’ensemble qui présente le cadre où évoluent des personnages :








le plan moyen où les personnages sont encore en entier :








le plan américain où les personnages sont coupés au niveau du bassin:








le plan rapproché, dit plan poitrine, où les personnages sont coupés au niveau de la poitrine :






le gros plan :


 et le très gros plan qui insistent sur un détail:


3. La composition et l’organisation dans l’image
A) La profondeur de champ
A l’intérieur de l’image : on étudie la profondeur de champ créée par les différents plans présents dans l’image :
la présence d’un premier plan, ce qui est le plus près du spectateur,
d’un second plan,
et d’un arrière-plan, ce qui est au fond de l’image, produisent des effets de profondeur et de perspective.

B) Les lignes de force
On peut étudier les lignes de force qui traversent l’image de façon plus où moins visibles, horizontales, verticales, obliques ou courbes.

4. Le sens de l’image
L’image comme discours
En tant que discours, l’image raconte (planche de BD), décrit, (photographie), argumente (dessin de presse), explique (image scientifique…), avec les tonalités, les registres, les effets qu’on observe dans les textes.

samedi 23 octobre 2010

Champagne Jacques Higelin

La nuit promet d'être belle 
Car voici qu'au fond du ciel
Apparaît la lune rousse.
Saisi d'une sainte frousse,
Tout le commun des mortels
Croit voir le diable à ses trousses.

Valets volages et vulgaires, ouvrez mon sarcophage
Et vous, pages pervers, courrez au cimetière.
Prévenez de ma part mes amis nécrophages
Que ce soir, nous sommes attendus dans les marécages.

Voici mon message :
Cauchemars, fantômes et squelettes, laissez flotter vos idées noires
Près de la mare aux oubliettes, tenue du suaire obligatoire.
Lutins, lucioles, feux-follets, elfes, faunes et farfadets
Effraient mes grands carnassiers.
Une muse un peu dodue me dit d'un air entendu : " Vous auriez pu vous raser. "
Comme je lui fais remarquer deux-trois pendus attablés
Qui sont venus sans cravate,
Elle me lance un œil hagard et vomit sans crier gare quelques vipères écarlates.

Vampires éblouis par de lubriques vestales,
Égéries insatiables chevauchant des Walkyries,
Infernal appétit de frénésie bacchanales
Qui charment nos âmes envahies par la mélancolie,
Satyres joufflus, boucs émissaires, gargouilles émues, fières gorgones,
Laissez ma couronne aux sorcières et mes chimères à la licorne.

Soudain les arbres frissonnent
Car Lucifer en personne
Fait une courte apparition,
L'air tellement accablé
Qu'on lui donnerait volontiers
Le Bon Dieu sans confession,

S'il ne laissait, malicieux,
Courir le bout de sa queue
Devant ses yeux maléfiques
Et ne se dressait d'un bond
Dans un concert de jurons,
Disant d'un ton pathétique
Que les damnés obscènes
Cyniques et corrompus
Fassent griefs de leur peines
À ceux qu'ils ont élus,
Car devant tant de problèmes
Et de malentendus
Les dieux et les diables
En sont venus à douter d'eux-mêmes
(Dédain suprême).

Mais, déjà, le ciel blanchit.
Esprits, je vous remercie
De m'avoir si bien reçu.
Cocher, lugubre et bossu,
déposez-moi au manoir
Et lâchez ce crucifix
Décrochez-moi ces gousses d'ail
Qui déshonorent mon portail
Et me chercher sans retard,
l'ami qui soigne et guérit
la folie qui m'accompagne
Et jamais ne m'a trahi :
Champagne...



Pour écouter la chanson c'est ici :

Pour voir un clip animé sur la chanson de Jacques Higelin c'est ici :  CHAMPAGNE

lundi 18 octobre 2010

LA CIGALE - Marcel Pagnol de l'Académie Française


Le soleil fendille la terre,
Aucun bruit ne trouble les champs ;
On n'entend plus les joyeux chants
Des oiseaux qui chantaient naguère.
Tous par la chaleur assoupis
Sous les buissons se sont tapis.
Seule une cigale est sur l'aire.
Son ventre sonore se meut ;
Sur une gerbe elle est posée ;
Seule elle n'est point épuisée
Par l'astre à l'haleine de feu.
Et la chanteuse infatigable
Jette dans l'air brûlant et bleu
Sa ritournelle interminable.


mercredi 13 octobre 2010

"Mais... où vont les étoiles filantes? Casanave- Jagodzinski

EN AMERIQUE DU NORD                                                                           

Ma ville à moi ne dort jamais :
dans mon quartier, que l'on appelle le Bronx, du matin au soir,
le monde bouge, roule, saute et court.
Le soir, les néons s'allument pour faire de la nuit un vrai feu d'artifice!
Ma ville est comme un grand train qui file dans le noir...

Dans le ciel, file une étoile :
"Où vas-tu? Connais-tu, ailleurs, un quartier aussi illuminé que le mien ?"

"MAIS Où VOUS SAUVEZ-VOUS DONC ÉTOILES FILANTES ?
DITES-LE MOI..."

                                                                                     Gloria

Recette pour préparer une dictée.

  1.     Bien lire le texte de la dictée, pour le comprendre.
2.     Recopier le texte de la dictée sur une feuille de brouillon ou dans le cahier d’exercices.
3.     Vocabulaire : rechercher et noter la définition des mots difficiles.
      N’oublie pas de préciser la NATURE des mots définis !
      Ex. : Aléa : Nom masc. Risque, événement incertain.
4.     Relever 5 mots du texte qui présentent une difficulté d’orthographe grammaticale.
Recopier la phrase (ou la partie de phrase nécessaire) et justifier la difficulté par une règle précise ainsi que par une flèche (s’il s’agit d’une règle d’accord).
5.      Relever 5 mots du texte qui présentent une difficulté d’orthographe d’usage  et les recopier 3 fois, si possible en faisant des phrases inventées.
6.      Recopier la dictée plusieurs fois en étant attentif aux recherches menées précédemment et en ne faisant pas de fautes de copie
7.      Demander à quelqu’un de dicter le texte pour faire un essai.
8.      Prendre le temps de bien se relire avant de vérifier l’orthographe grâce au texte. Faire attention aux accords des adjectifs, aux terminaisons des verbes (temps, sujet), aux mots difficiles.
9.      Répéter les opérations précédentes plusieurs fois, si cela semble nécessaire.

A pprendre un poème

Fiche méthode pour apprendre un poème

1.             Découvrir le poème
-          On lit silencieusement le poème en faisant défiler dans son esprit, en images, l’histoire racontée.
-          On cherche dans le dictionnaire le sens des mots qu’on ne connaît pas : pour retenir, il faut comprendre ce qu’on apprend.
-          On s’entraîne à lire les phrases de manière à regrouper les mots qui vont ensemble.
-          Répétez les mots à la rime.

2.             Apprendre le poème
-          On lit silencieusement puis à haute voix les deux premiers vers.
-          On apprend par cœur ces deux premiers vers sans regarder le poème.
-          Quand les deux premiers vers sont mémorisés, appliquez le même procédé avec les deux vers suivants.
-          Enchaînez la série de vers mémorisés sans commettre d’erreur, avant de passer à la suite.
-          On peut s’aider en copiant ce texte ou en associant dans sa tête les mots avec des images.

3.             Bien dire le poème
-          On prononce les mots en articulant nettement ; on fait les liaisons (attention aux mauvaises liaisons !)
-          On prend une bonne respiration si les phrases sont longues.
-          On tient compte de la ponctuation et on s’arrête entre les strophes : les blancs correspondent à des silences.
-          On varie le débit de parole (on récite plus ou moins vite).
-          On varie le volume de la voix pour mettre certains mots en valeur.
-          On cherche à mettre le ton pour traduire les sentiments exprimés dans le poème.
-          On cherche à capter l’attention de ceux qui écoutent : on les regarde en restant concentré.

mardi 12 octobre 2010

Marcel Pagnol

Marcel Pagnol
Cliquez sur le lien pour accéder au site http://www.marcel-pagnol.com/biographie.php

Pour visionner un documentaire sur Marcel Pagnol et son œuvre, avec des extraits de films, c'est ici : (cliquez sur la photo.)

Fernandel dans un des film de Pagnol